Qu’elle est grande la grandeur divine

Rûmî nous parle à travers cet ode 92, de l’état d’union au Bien-Aimé. Quelle est grande, la grandeur divine ! Il nous parle de cet état d’anéantissement en Lui, Il n’y a ici plus de séparation, plus de Lui et de toi, Il n’y a que ravissement ! Merveille des merveilles.

Merveilleux jardin, merveilleux jardin qui s’épanouit sur les hauteurs !
Merveilleuse incarnation de la puissance divine, pleine lune merveilleuse, que Dieu le bénisse et le glorifie !
Merveilleuse gloire de Dieu !  Merveilleuse lumière, merveilleux tumulte et fièvre,
Merveilleuses perles dispersées, merveilleuse sauvegarde, merveilleuse amitié !
Merveilleuse royauté, merveilleuse richesse, merveilleuse parole, merveilleux état d’âme,
Plume merveilleuse, aile merveilleuse aux cieux des Théophanies !
Il brise les chaines comme l’âme par son audacité.
Que ce soit Dhu-n-Nûn ou Madjnûn, Leylî ou Leylâ.
Les étendards de Dieu sont apparus de derrière les monts.
Que ce soit le sultan ou l’empereur de Chine, le gouverneur ou le noble.
Qu’est-il arrivé à l’âme, qu’elle ait rejeté au loin le monde ?
Coupe la tête de celui qui dit : “Console-toi !”
Puisque Dieu a créé le monde sans intermédiaire,

Qu’importent carillons et lois, compliments et saluts !
Que tu sois une parcelle de terre ou l’Esprit loyal,
Quand tu vois cet état dit : “Qu’elle est grande, la grandeur divine !”
Si les cieux n’existaient pas, on ne se lamenterait pas de Dieu,
Il n’existerait point de coeur affligé : ne pousse pas de cris, ni de lamentations.
Tais-toi, tais-toi, ne vante pas tes marchandises.
Tu es le vin inconscient : purifie-toi un instant.
Tu es l’étoffe de coton et le blanchisseur, le raisin et celui qui le foule,
Presse le raisin et tords l’étoffe, mais ne salis pas tes mains.
Garde le silence, garde le silence dans cette assemblée des bons à rien  !
Ne parle pas ouvertement, ne parle pas ouvertement, ni du Seigneur ni de son
serviteur.

Podcast et intermède musical: Qu’elle est grande la grandeur divine

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