Ne sois pas sans te souvenir de Dieu

Au chapitre 45 du Livre du Dedans, Rûmî nous invite à prendre conscience de la présence de Dieu en tout, nous invite à être dans le souvenir de Dieu constamment quelle que soit notre occupation,
Il (Rûmî) dit ceci : « Quand le glaive est dans le fourreau on ne peut pas le voir »  ce qui signifie que le véritable glaive de Dieu est celui qui cherche sans relâche à être dans la proximité de Dieu; celui qui lutte nuit et jour contre lui-même, qui distingue la rectitude de l’erreur; celui qui ne reste pas sans se souvenir de Dieu. Celui qui se fait la « guerre* à lui-même luttant contre son égo et purifiant son caractère. Le glaive de Dieu est celui qui ne peut rester inactif dans sa quête de perfection divine dans tous ses actes. Aussi longtemps qu’il n’aura pas atteint le statut d’être dans le souvenir de Dieu en permanence, il serait comparable au glaive qui reste dans son fourreau !
Dieu ne peut être atteint que par la soumission, oui, il ne suffit pas d’avoir trouvé le chemin qui mène à Dieu pour être proche de Lui, encore faut-il le suivre ce chemin ! Encore faut-il se souvenir sans relâche, que notre but est d’atteindre Dieu et de rester dans Sa proximité ! Et pour cela nous avons besoin de nous soumettre aux exigences du chemin qui mène à Dieu !
« Dieu se suffit à Lui-même, Sa bienfaisance est célèbre et tout le monde a conscience de Sa grâce, pourquoi donc ne Lui demandes-tu pas l’aumône et n’attends-tu pas Ses dons et Sa récompense ? » Oui pourquoi sommes-nous si peu persévérants dans notre demande envers les bienfaits de Dieu ? Pourquoi pouvons-nous rester si longtemps sans nous souvenir de Ses bienfaits et de Lui ? Pourquoi et comment nous est-il possible de rester dans le « fourreau » de l’égo, feignant de ne pas Le voir ni vouloir Ses Bienfaits ? Pourquoi oublions-nous ce qu’est la prière ? Je ne parle pas de la récitation de prières, mais de l’état dans lequel nous pouvons être lorsque nous sommes en prière ? Pourquoi oublions-nous de nous souvenir de Dieu en tout ce que nous faisons, en tout ce que nous vivons ? Demande l’aumône à Dieu et réclame-Lui ce dont tu as besoin, parce que cette demande ne sera pas faite en vain ! 
Celui qui frappe à la porte avec insistance, on lui ouvrira. (Coran)
Sache donc que quiconque s’en remet à Dieu est en sécurité et reste sain et sauf et qu’aucun voeu ne s’adresse à Lui en vain !
A chaque instant, expose donc tes voeux et ne sois pas sans te souvenir de Dieu, car ce souvenir donne la force aux ailes et aux plumes de l’oiseau de l’âme ; si ce but principal est atteint c’est donc Lumière sur Lumière,
nous dit encore Rûmî.
Autrement dit être Dieu en Dieu !

Podcast et intermède musical: Ne sois pas sans te souvenir de Dieu

 

 

CD disponible sous : Faran ensemble

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La soumission

Alors que bien des gens se rebellent contre l’idée de la soumission aujourd’hui, que les peuples revendiquent une liberté pour leur corps, leurs idées, leurs idéaux, Shams de Tabriz, au travers de cette Règle de l’Amour, nous invite à méditer sur le véritable sens de la soumission ! Puissent les coeurs s’ouvrir à la paix intérieure et les êtres s’abandonner à la soumission divine !

La soumission, nous dit Shams de Tabriz, ne signifie pas qu’on est faible ou passif. Elle ne conduit ni au fatalisme ni à la capitulation.
A l’inverse, le vrai pouvoir réside dans la soumission – un pouvoir qui vient de l’intérieur -.
Ceux qui se soumettent à l’essence divine de la vie vivront sans que leur tranquillité ou leur paix intérieure soit perturbée, même quand le vaste monde va de turbulences en turbulences !

Podcast et intermède musical: La soumission

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Tu es la goutte de mon océan

Confiance et soumission en toutes circonstances sont, ma fois, bien difficiles!
L’Amour a beau frappé à notre porte, il est souvent plus facile de rester cloitré chez soi, dans son mal-être, sa tristesse, ses attentes, ses souffrances et illusions que d’ouvrir la porte à l’Ami! Nous avons tous fait cette expérience! Et pourtant la Sagesse au fond de notre coeur nous dit exactement ce que Rûmî traduit par ce poème!

Hier matin en passant, l’Ami m’a dit:
« Tu es épris et hors de toi; combien de temps cela durera-t-il?
Mon visage fait l’envie de la rose, tandis que toi
Tu as les yeux rougis et tu cherches les épines ».
J’ai dit: « O toi devant la taille de qui le cyprès semble un arbuste,
O toi auprès du visage de qui le flambeau du ciel paraît sombre,
O toi par qui le ciel et la terre sont bouleversés!
Quoi d’étonnant que je n’aie pas audience auprès de toi? »
Il répondit: « Je suis ta propre âme et ton propre coeur, pourquoi es-tu frappé de stupeur?
Ne souffle mot et reste à côté de moi en pleurant. »
J’ai dit: « O toi qui as ravi le repos à mon coeur et à mon âme.
Je n’ai pas la force de rester calme ». Il me dit enfin:
« Tu es la goutte de mon océan, ne parle plus.
Sois noyé, et ton âme, comme une coquille, se remplira de perles. »
(Odes mystiques No 1022)

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