Le polissage de l’âme et du coeur

Le polissage de l’âme et du coeur est fondamental pour nous rappeler du Bien-Aimé !
Une des quarante Règles de l’Amour de Shams de Tabriz, nous dit ceci :

Les sages-femmes savent que lorsqu’il n’y a pas de douleurs, la voie ne peut être ouverte pour le bébé et la mère ne peut donner naissance. De même, pour qu’un nouveau Soi naisse, les difficultés sont nécessaires. Comme l’argile doit subir une chaleur intense pour durcir, l’amour ne peut être perfectionné que dans la douleur.

Rûmî, lui, dans le Rubâ’yât, nous parle du polissage du coeur et de l’âme en ces termes

Sur la mer de la pureté, notre perle est devenue pierre
Sans l’Ame et le Monde, l’âme et le monde sont devenus tristes
Le chagrin pour le Bien-Aimé est le polissage de l’âme et du coeur ;
Concerve-le au secret de toi-même, car il préserve de la rouille.

O mon coeur, le moment de la guérison est venu
Respire avec allégresse, car cet instant est arrivé
Cet Ami qui apaise les peines des amis
Est venu en ce monde sous une forme humaine.

Le jeûne est la pierre de touche des riches et des pauvres.
Ne dites pas : « Comment », car c’est là le lieu sans « comment »
C’est un jour qui naquit hors du firmament
Réjouis-toi, car le jour de l’abondance est venu.

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Les pensées sont comme une flamme

Par la brièveté de l’ode mystique No 93, Rûmî nous rappelle combien les pensées sont comme une flamme : dévastatrices. Il nous met en garde de ne pas les laisser survenir et dévaster la quiétude de l’âme, l’immensité de la Grande Félicité ! Il nous invite à nous livrer à l’émerveillement de ce qui est présent et à nous perdre dans l’ivresse de la Lumière divine.
C’est une invitation à nous lancer, confiants, dans la célébration de l’Amour de Dieu.
Une invitation à la Foi, une invitation à choisir de nous nourrir d’Amour et de Pure Lumière et ainsi renoncer aux miettes de cupidité, de jalousie, de violence, de notoriété, de possessions et de pouvoirs !

Ne pense pas, ne pense pas, car les pensées
Sont comme une flamme qui consume tout de fond en comble.
Perds la raison, perds la raison par l’ivresse et l’émerveillement,
Afin que toute la roselière donne naissance à des cannes à sucre.
La bravoure est folie, n’y pense pas, renonce à elle ;
Comme les lions et les hommes, renonce aux vains espoirs,
Car les pensées sont comme un piège, les gaspiller est interdit.
Pourquoi tant d’artifices pour obtenir des miettes ?
Si tu t’abstiens de nourriture, inutile de te livrer à de telles ruses.
Si l’avidité se plaint, nous resterons sourds à ses appels

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Parle avec rectitude

Par les lignes de l’ode mystique No 117, Rûmî nous parle de l’effet qu’a eu sur son âme, sa rencontre avec Shams de Tabriz ! C’est à la suite de cette rencontre que toute sa vie fut transformée et que nous avons aujourd’hui encore l’honneur de bénéficier de ses enseignements si purs et précieux !
Même si ta conduite n’est pas droite, nous dit-il , Parle avec rectitude, car il n’existe pas d’égal au roi de l’Esprit loyal.
Puisse cet Ode avoir le même impact sur notre âme et en déraciner l’orgueil et la haine !

J’ai aperçu de loin, Shams-od-Din,
L’honneur de Tabriz et le rival des peintures de Chine,
Celui qui est l’oeil et le luminaire du ciel,
Celui qui ressuscite la terre.
Elle est devenue ce qu’elle est en réalité et davantage encore
Chaque âme qui a vu un tel être !
Il dit : »Qui donc tuerai-je avec cruauté? »
Je répondis : « Cet humble esclave ».
Nous parlions ainsi, lorsque soudain,
Il tira une flèche d’un arc invisible
Et réduit en cendres l’existence de ce serviteur.
Il déracina mon orgueil et ma haine.
Son coeur n’est pas noir comme le calice de la tulipe,
Mais la coupe de son vin a rendu ivre le jasmin.
Le but même est dans le pli de sa robe.
Sur nous il a étendu sa main.
Ce roi, quand il montre son visage à la lune,
Selle le coursier du firmament.
Même si ta conduite n’est pas droite, parle avec rectitude, car il n’existe pas
D’égal au roi de l’Esprit loyal.
Par Dieu ! Il ne le connaît point
Gabriel le saint et loyal esprit.
Quel hâl (état) ne créerait-il pas, lui qui apporte le qâl (la parole)
Au plus haut du septième ciel ?
Puisque nous l’avons regardé avec l’oeil du coeur,
Nous ne donnerions pas pour la certitude même le prix d’un grain d’orge.
En vérité, cette joie de l’union
A totalement transformé notre existence corporelle.
O toi, ménestrel de l’amour de mon Shams-od-Din !
Jure-moi sur ta vie de lui porter ce message :
« Puisque je ne puis arriver à baiser tes mains,
Je touche de mon front la poussière ».

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