Le fou de Dieu

Dans ces quelques Quatrains, Rûmî, nous interpelle sur notre capacité à rester hors Dieu.
Il nous invite, comme le fou de Dieu, à entrer dans Son royaume.
Aurons-nous assez de sagesse pour devenir un fou de Dieu ?
Aurons-nous assez de courage pour renoncer à la raison partielle ?

La richesse de la raison est le mystère de la folie
Le fou de la raison est l’homme de la sagesse
Qui obtient la connaissance du coeur dans le chemin de la douleur
Trouve en son propre être des milliers d’étrangers.

Je suis devenu fou : c’est une faute pour un fou de dormir
Comment le fou peut-il connaitre le moyen de dormir ?
Car Dieu ne dort pas, Il est loin du sommeil.
Le fou de Dieu, sache que c’est avec Dieu qu’il dort.

Enfuis-toi, raison, la sagesse n’est pas ici
Serais-tu un cheveu, il n’y aurait de place pour toi ici
Le jour s’est levé : dans le jour, chaque lampe allumée
A la lumière du soleil apparaît dérisoire.

Il n’est personne connaissant la sainteté royale
Qui sans coeur et sans raison n’aille dans ta maison.
Est bien fou celui qui a vu ton visage
Et qui demeuré loin de toi n’est pas devenu fou !

On dit : »La raison universelle possède beaucoup de science
C’est la raison universelle qui est l’essence de ce monde. »
Cette raison qui avait la raison, c’était la raison partielle
Quand la raison abandonne la raison, elle devient la raison universelle.

Podcast et intermède musical: Le fou de Dieu

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Cherche l’âme

Nouveau poème tiré des Odes mystiques de Rûmî, qui nous parle aujourd’hui de la Beauté intérieure, de l’âme, de l’éclat de la Lumière de Dieu ! Poème qui nous invite à nous interroger sur l’importance du discernement, sur le Véritable sens de la Vie. Que chercher et où Le chercher ? Le Bien-Aimé est la réponse à toutes nos interrogations et c’est dans les livres saints que nous pouvons déchiffrer les mystères des signes !
Voici ce que nous dit l’ode No 298.

Hélas pour ces gens qui semblent beaux parce qu’ils masquent leur laideur !
Extérieurement, ils ont l’éclat de la lune, intérieurement celui de la paille.
Ils dissimulent leurs griffes d’Antéchrist et montrent l’apparence des saints.
Le piège des voleurs est en eux, et les signes des rois dans leurs discours.
Ne sois pas amoureux du voile, ne fais pas patauger ton âne dans l’eau et la boue
Afin de ne pas rester comme lui immobilisé par la fange.
Si tu jettes au chien un morceau de pain, il le flaire avant de le manger;
Tu n’es pas un chien, tu es un lion; pourquoi tant d’avidité pour le pain ?
Dans chaque charogne, tu trouves un peu d’éclat, tu dis : « Mon âme » !
Quelle relation entre l’âme et l’éclat ? Cherche l’âme, trouve l’âme.
Tu es la demande et le désir ; le Bien-Aimé est la réponse à chaque demande.
Quand arrive la réponse, la demande s’anéantit dans la réponse.
C’est par sa parole que tu es venu à l’existence, comme le vin provient de l’eau.
Par son vin, tu as été anéanti comme l’eau dans le vin.
Lui, par sa grâce, a dressé la tête comme les flammes qui montent ;
Toi, par honte, tu as baissé la tête comme la faute devant la droiture.
Si l’automne pillard a dépouillé de ses feuilles le jardin,
La justice du printemps-roi ouvre toutes les portes.
Les feuilles, telles des missives, portent des signes verts :
Cherche le commentaire de ces signes dans « La Mère du Livre ».

Podcast et intermède musical: Cherche l’âme

Mokhtabad

 

 

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Apprends la patience

L’ode mystique No 34 est un ode à l’amour, à la joie, à la beauté… Rûmî, à travers ces quelques vers, nous invite une nouvelle fois à vivre et célébrer, le coeur joyeux et léger, l’amour divin ! N’est-ce pas la patience qui, bien souvent, dans notre quotidien, nous fait le plus défaut ?
Où mieux qu’en Dieu, pourrions-nous apprendre la patience ? N’est-il pas, Lui, le plus patient avec nous ?
N’est-il pas, Lui, la Source de TOUT ?

O amoureux, ô amoureux ! Le temps de l’union et de la vision est arrivé !
Du ciel est venue une voix : « O beautés pareilles à la lune, salut à vous !
O coeurs joyeux, ô coeurs joyeux ! Voici que s’est avancée la joie en traînant sa robe :
Nous avons pris pour chaîne ses cheveux, elle a saisi le pan de notre vêtement.
Le vin embrasé est versé, va-t-en bien loin, démon du chagrin.
O âme qui craint la mort, éloigne-toi. Viens échanson éternel !
Toi par qui les sept cieux sont ivres ! Nous sommes comme une bille dans ta main.
O toi de qui notre existence dépend, salut à toi.
O ménestrel à la suave haleine, à chaque instant agite ta clochette.
O joie, selle ton coursier ! O brise du matin souffle sur nos vies !
O son de la flûte aux belles histoires, dans ton chant il y a la douceur du sucre.
Jour et nuit de tes chants vient à moi le parfum de l’amour.
Recommence à jouer, accorde de nouveau ton instrument.
Sois plus fier que les autres beautés, ô soleil au radieux visage.
Silence ! Ne déchire pas le voile ; vide la coupe des Silencieux.
Sois discret, sois discret ! » Et de Dieu apprends la patience.

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