D’où vient-il ?

Quelques-unes des questions fondamentales résidant dans le coeur des hommes et des femmes de ce monde… D’où vient-il ? Pourquoi vit-il ? Qui est-il ?
En voici quelques réponses données par Mawlânâ au travers de ces quelques quatrains :

Ce trouble de mon coeur affligé, d’où vient-il ?
Cet amour, qui courbe mon corps, d’où vient-il ?
Ce coeur qui dans mon être, jour et nuit,
Pour toi lutte avec moi, d’où vient-il ?

Tu penses que je suis libéré de mon chagrin pour toi,
Que, sans toi, je suis devenu patient et resté tranquille
O Seigneur ! Fais que je ne m’approche jamais de la joie
Si je demeure un instant sans chagrin pour toi.

Mon Bien-Aimé dit : « Celui-ci, pourquoi vit-il ?
Puisque je suis son âme, comment vit-il sans âme ? »
Je pleurais. Il dit : « C’est étrange !
Sans moi qui suis ses yeux, comment peut-il pleurer ? »

Une partie du monde est triste, et ne sait pas d’où vient sa tristesse.
Une partie est joyeuse sans savoir d’où  cela vient.
Certains à gauche ou à droite, sans rien savoir de la droite ni de la gauche,
Beaucoup de « moi » et de « nous », sans rien savoir de moi et de nous.

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Créateur de joie

Nous voici aujourd’hui invités à quitter noter errance pour nous réfugier en Dieu contre nos « démons », ces corbeaux noirs… selon l’Ode mystique No 80 de Rûmî dont voici quelques extraits…

Bois d’avantage, aujourd’hui, de ce vin pur.
Bouleverse ce firmament qui tourne si vite.
A supposer que la coupe invisible soit cachée à nos yeux,
On ne peut cependant dissimuler l’ivresse, et le fait d’être détruit.
O amour créateur de joie, ô toi aux bonnes paroles, aux pures pensées,
Enlève le masque qui cache le visage de ce roi masqué
Afin que s’élèvent de tous côtés les cris de joie, ô glorieux !
Remplis, ô beauté au visage de rose, la coupe et le verre de vin.
Si tu ne veux pas que la roseraie révèle sa splendeur,
Pourquoi avoir ouvert une boutique d’eau de roses ?
O notre vie ! Nous ne sommes qu’une moisson, poussée dans ce champ ;
Nos lèvres sont desséchées, et du fond de l’âme nous cherchons la pluie
qui tombe des nuages.
De tous côtés, de nouveaux messagers nous disent : « Tu ne trouveras pas, va-t-en » !
Réfugie-toi en Dieu contre ces corbeaux noirs.
Aujourd’hui, je désire que tu rendes ivre et troublée
Cette âme qui parle et cette raison qui discute.
O toi qui es pour nous l’eau de la vie ! Apparais comme le jour de la Résurrection.
Le lait du chameau galeux est la vie pour l’Arabe, que seras-tu donc pour nous ?

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