La patience selon Shams de Tabriz

Parmi les quarante règles de la religion de l’Amour, j’ai choisi de nous interroger, aujourd’hui, sur celle qui nous parle de la patience, parce que nous sommes tous, plusieurs fois par jour, confrontés à Elle ! Elle, grande maîtresse de l’Amour divin ! Grande sagesse d’éternité !

La patience selon Shams de Tabriz, n’est pas endurer passivement. C’est voir assez loin pour avoir confiance en l’aboutissement d’un processus.
L’impatience signifie une courte vue, qui ne permet pas d’envisager l’issue.
Ceux qui aiment Dieu n’épuisent jamais leur patience, car ils savent qu’il faut du temps pour que le croissant de lune devienne une lune pleine.

Si nous prenons le temps de regarder calmement une situation de notre vie qui nous demande de la patience, que découvrons-nous au fond de notre coeur ?
Quel sentiment s’éveille si nous pouvons faire preuve de patience ?
Pouvons-nous ressentir le déroulement du processus en cours ?
Pouvons-nous nous abandonner, confiant, dans ce processus ?
Sommes-nous plus fort dans notre foi, dans l’Amour qui nous emplit et nous entoure tout à la fois ? Dans Qui nous manifestons ?
Et si nous faisons preuve d’impatience, quel sentiment s’éveille alors en nous ?
De quelle nature est la peur qui nous envahit ?
Que craignons-nous de voir ou au contraire de ne pas voir ?
Quelle est la lutte qui surgit ?
Contre qui nous battons-nous ?
Que devient alors notre foi, notre confiance ?
Et si c’était tout simplement contre l’Amour que nous nous battons ?
Pouvons-nous alors Le « re-connaître », Le laisser croître jusqu’à nous remplir et nous entourer tout à la fois ?
Pouvons-nous nous poser une seule question : « Que ferait l’Amour ici et maintenant ? »
Et si nous choisissions de laisser agir l’Amour à travers nous ? Ne deviendrions-nous pas tout simplement La patience ?

Podcast et intermède musical: La patience selon Shams de Tabriz
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Le premier pas

En ce premier jour de l’an, je vous présente mes meilleurs voeux pour une année riche, abondante et prospère. Abondance de joie, de sérénité, de bonheur, d’amour, de courage, de vérité, de temps pour méditer, prier, nourrir votre coeur. Abondance de découvertes, d’engagement, de foi et de confiance.
Pour bien des gens, chaque nouvelle année débute avec son cortège de « bonnes résolutions » qui très vite tombent dans le casier des oubliettes… Pour éviter que cela ne se répète cette année aussi, je vous partage une des précieuses règles de Shams de Tabriz qui dit ceci :
« Ne te demande pas où la route va te conduire. Concentre-toi sur le premier pas. C’est le plus difficile à faire. »
La prospérité est le résultat de votre engagement, dans tous les domaines. Elle apparaît au fur et à mesure de la marche sur le chemin….
Puisse le premier pas de vos résolutions se faire en toute confiance, et votre marche être longue !
Belle, bonne et heureuse année 2015 !

Podcast et intermède musical: Le premier pas

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Tu es la goutte de mon océan

Confiance et soumission en toutes circonstances sont, ma fois, bien difficiles!
L’Amour a beau frappé à notre porte, il est souvent plus facile de rester cloitré chez soi, dans son mal-être, sa tristesse, ses attentes, ses souffrances et illusions que d’ouvrir la porte à l’Ami! Nous avons tous fait cette expérience! Et pourtant la Sagesse au fond de notre coeur nous dit exactement ce que Rûmî traduit par ce poème!

Hier matin en passant, l’Ami m’a dit:
« Tu es épris et hors de toi; combien de temps cela durera-t-il?
Mon visage fait l’envie de la rose, tandis que toi
Tu as les yeux rougis et tu cherches les épines ».
J’ai dit: « O toi devant la taille de qui le cyprès semble un arbuste,
O toi auprès du visage de qui le flambeau du ciel paraît sombre,
O toi par qui le ciel et la terre sont bouleversés!
Quoi d’étonnant que je n’aie pas audience auprès de toi? »
Il répondit: « Je suis ta propre âme et ton propre coeur, pourquoi es-tu frappé de stupeur?
Ne souffle mot et reste à côté de moi en pleurant. »
J’ai dit: « O toi qui as ravi le repos à mon coeur et à mon âme.
Je n’ai pas la force de rester calme ». Il me dit enfin:
« Tu es la goutte de mon océan, ne parle plus.
Sois noyé, et ton âme, comme une coquille, se remplira de perles. »
(Odes mystiques No 1022)

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