O Dieu !

Rûmî n’a de cesse, à travers ses Quatrains, de louer la Grandeur de Dieu, de raviver Sa Lumière en nos coeurs.
Partons à la recherche de Sa Lumière et ouvrons portes et fenêtres dans nos coeurs, pour illuminer les ténèbres de l’ignorance et célébrer Sa Venue !

O Toi qui es l’émir de toutes les beautés du monde, ô Dieu !
O Toi qui es le repos et la paix de l’âme, ô Dieu !
O Toi ! Chaque matin devant ton Visage
Le soleil du monde dit : « O mon Dieu ! »

O Toi ! L’Eau de la vie est une goutte de l’eau de ton visage,
O Toi ! La lune du firmament est un vestige de l’éclat de ton visage.
Je me disais : « A la longue nuit, je demande le clair de lune
Cette nuit est la nuit de tes tresses, et le clair de lune est ton visage. »

On dit : « Dans les six directions est la Lumière de Dieu. »
Un cri s’élève du monde : « Cette Lumière, où est-elle ? »
L’étranger regarde dans toutes les directions
Dites-lui : « Regarde un instant sans direction. »

Mon Bien-Aimé est caché à tout le monde, sache-le !
Il est hors de l’image de chaque imagination, sache-le !
Dans mon coeur, il se manifeste pareil à la lune
Il est mêlé à mon corps comme l’âme, sache-le !

Ne laisse pas un instant notre oreille sans mystère
Ne laisse pas nos yeux sans le visage du Bien-Aimé
Ne laisse pas notre main sans une coupe de vin ;
Ne nous laisse pas un instant, ô Bien-Aimé, sans toi !

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Ce que tu cherches

A travers ses Quatrains, Rûmî, n’a de cesse de nous inviter à sortir du sommeil de l’ignorance ! Il nous rappelle encore et encore que nous sommes tous issus du Bien-Aimé, issus de cet Océan d’Amour infini, issus de ce dont nous ne cessons de chercher !
Nous sommes ici interrogés sur le sens de nos recherches !

O toi dont la pensée est enchaînée, tes pieds ne sont-ils pas libres ?
Finalement, tu l’as vu, le mouvement est, lui aussi, mystère.
Dans le mouvement, il est certain que la liberté devient sans contrainte
L’eau du puits et celle de la rosée sont rendues différentes par cela.

L’oiseau de l’âme ne désire pas s’envoler vers le ciel
Nulle des six directions ne l’incite à prendre son essor.
Tu demandes : « Où voler à tire-d’aile pour Le trouver ? »
Mais où peut-on voler où Il ne serait pas ?

Il est venu, il est venu, celui qui n’est jamais parti !
Cette eau n’a jamais manqué à ce ruisseau
Il est le trésor de musc et nous sommes son parfum :
Vis-tu jamais le musc séparé du parfum ?

Il est bon de franchir chaque jour une étape
Comme l’eau vive qui ne stagne pas.
Hier s’est enfui, l’histoire d’hier elle aussi est passée
Il convient aujourd’hui de conter une histoire nouvelle.

L’eau qui coule n’est pas lasse des poissons
Et le poisson n’est pas las de cette eau qui coule.
Ni l’âme ni le monde ne sont las des amoureux
Ni l’amour n’est las de l’âme et du monde.

Si tu es à la recherche de l’âme, tu es une âme
Si tu es en quête d’un morceau de pain, tu es du pain.
Si tu peux saisir le secret de cette subtilité, tu comprendras :
Chaque chose que tu recherches, c’est cela que tu es.

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Fidélité

Pouvons-nous trouver ailleurs qu’en Dieu une fidélité absolue ? Pouvons-nous manifester, comme Lui, dans notre vie terrestre pareille fidélité ? Pouvons-nous nous souvenir de l’union d’avec Lui et lui rester fidèle ? Osons-nous, dans notre quotidien, Lui être soumis ? Qu’adviendra-t-il de nous si nous L’oublions sans cesse ? Saurons-nous retrouver le chemin qui nous conduit à Lui si nous nous égarons, distraits que nous sommes ?
Les quelques Quatrains que voici, tirés du Rubâi’Yât de Rûmî nous invitent à Le rejoindre et à nous rappeler l’importance de l’union avec Le Bien-Aimé !

Il n’est pas de créature qui ne soit sans l’espoir de ta grâce
Celui que tu as choisi est éternellement joyeux.
De quel atome ta grâce s’approche-t-elle un instant
Sans rendre cet atome meilleur que mille soleils ?

Je désire ces nuages de poussière qui viennent de ton air ;
Peut-être qu’arrivera à mes yeux la poussière de tes pas
Mon âme se réjouit et sourit de ton hostilité
Car de ton hostilité me vient le parfum de ta fidélité.

Quand nous rejetons de notre tête la couronne de l’égoïsme
Alors nous commençons à te servir
Nous avons beaucoup pleuré, et la séparation à ri
Maintenant, le moment est venu pour elle de pleurer, et pour nous de rire.

Nous sommes ceux qui sont contents sans or et sans richesses
Nous sommes tranquilles dans la douleur, et paisibles dans la peur
Jusqu’au dernier tour du firmament, nous sommes contents d’être soumis
Ne crois pas que nous soyons, comme toi, contents à demi.

Je suis heureux quand je suis triste
Alors que je suis détruis, je suis content
Quand je suis tranquille et silencieux comme la terre
Mon cri, comme le tonnerre, monte jusqu’au firmament.

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Cherche l’âme

Nouveau poème tiré des Odes mystiques de Rûmî, qui nous parle aujourd’hui de la Beauté intérieure, de l’âme, de l’éclat de la Lumière de Dieu ! Poème qui nous invite à nous interroger sur l’importance du discernement, sur le Véritable sens de la Vie. Que chercher et où Le chercher ? Le Bien-Aimé est la réponse à toutes nos interrogations et c’est dans les livres saints que nous pouvons déchiffrer les mystères des signes !
Voici ce que nous dit l’ode No 298.

Hélas pour ces gens qui semblent beaux parce qu’ils masquent leur laideur !
Extérieurement, ils ont l’éclat de la lune, intérieurement celui de la paille.
Ils dissimulent leurs griffes d’Antéchrist et montrent l’apparence des saints.
Le piège des voleurs est en eux, et les signes des rois dans leurs discours.
Ne sois pas amoureux du voile, ne fais pas patauger ton âne dans l’eau et la boue
Afin de ne pas rester comme lui immobilisé par la fange.
Si tu jettes au chien un morceau de pain, il le flaire avant de le manger;
Tu n’es pas un chien, tu es un lion; pourquoi tant d’avidité pour le pain ?
Dans chaque charogne, tu trouves un peu d’éclat, tu dis : « Mon âme » !
Quelle relation entre l’âme et l’éclat ? Cherche l’âme, trouve l’âme.
Tu es la demande et le désir ; le Bien-Aimé est la réponse à chaque demande.
Quand arrive la réponse, la demande s’anéantit dans la réponse.
C’est par sa parole que tu es venu à l’existence, comme le vin provient de l’eau.
Par son vin, tu as été anéanti comme l’eau dans le vin.
Lui, par sa grâce, a dressé la tête comme les flammes qui montent ;
Toi, par honte, tu as baissé la tête comme la faute devant la droiture.
Si l’automne pillard a dépouillé de ses feuilles le jardin,
La justice du printemps-roi ouvre toutes les portes.
Les feuilles, telles des missives, portent des signes verts :
Cherche le commentaire de ces signes dans « La Mère du Livre ».

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Mokhtabad

 

 

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Sommeil

Le sommeil, la veille… Rûmî, nous interpelle ici sur qui sont les « dormants » qui sont les « éveillés » . Il nous invite à méditer sur ce qui anime ceux qui renoncent à sombrer dans un sommeil sans rêves, ou dans les ténèbres de l’oubli…
Je vous cite quelques quatrains tirés du Rubâi’Yât

Dis jusqu’à la nuit : « Notre jour n’a pas de nuit ;
Dans notre religion de l’amour, il n’est d’autre religion que l’amour.
L’amour est cet océan sans limites et sans rives
Beaucoup s’y noient sans plaintes et sans gémissements. »

Tant que je suis avec toi, l’amour m’empêche de dormir.
Quand je suis sans toi, les larmes me privent de sommeil.
Louanges à Dieu ! Je reste éveillé dans la nuit de l’amour et dans celle des larmes ;
Considère la différence entre mes nuits de veille !

O amour, tu ne dors pas, tu ne dors jamais
Et tu ne tombes jamais dans les yeux de ceux qui dorment.
Il reste un problème, mais je n’en dirai rien
Toi non plus tu n’en parles pas et n’en n’as jamais parlé.

Hier soir mon bien-aimé est venu chez moi avec amour
J’ai dit : « Vas-t’en, tu ne peux entrer. »
Il est parti disant : « Quelle folie !
La chance est venue vers toi, tu n’as pas ouvert la porte »

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