Les grâces de l’amour

A travers ces quelques quatrains, ce sont les grâces de l’amour que nous livre Rûmî tel un hymne. Ses paroles au goût suave éveillent et nourrissent l’amoureux. Comment nos coeurs  pourraient-ils rester un seul instant indifférents à cet hymne ?

 A chaque instant, ô ma lune, tu me réclames auprès de toi
Tu m’interroges sur mon état, et tu le connais toi-même.
Tu es comme un cyprès qui marche et la parole pour toi est comme le vent
Je parle, et toi, tu agites la tête, distraitement.

O amour qui es-tu ? Toutes choses t’appartiennent.
Tu es l’union, et tous sont séparés de toi.
Tu restes dans la maison, et tous sont tes gardiens.
Tu es la mère, et tous sont tes enfants.

Ne considère pas cet homme qui a maintes connaissances
Considère sa fidélité, comment sont sa fidélité et sa soumission.
S’il peut être fidèle à ses engagements
L’homme vaut mieux que tous les attributs que tu peux lui conférer.

Dans mon coeur et en dehors de mon coeur, il n’y a que Lui
Dans mon corps, la vie, la veine et le sang ne sont que Lui.
Comment seraient ici possibles l’incroyance et la foi ?
Nul doute s’est dans mon être, puisque tout est Lui.

L’amour est venu et a brisé mon repentir
Comme du verre. Qui peut le raccommoder ?
S’il y a un raccommodeur, c’est aussi l’amour:
Il n’est pas possible de fuir la brisure et la réparation.

Podcast et intermède musical: Les grâces de l’amour

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3 réflexions sur « Les grâces de l’amour »

  1. « Il n’est pas possible de fuir la brisure et la réparation » autrement dit toute brisure mène inéluctable à une réparation! Ce ver transmet l’espoir!

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